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Ghostbusters: le test BRD.

13 Janvier 2017 , Rédigé par TheGame Publié dans #A la une, #blu ray, #brd, #bluray disc, #dvd, #4K UltraHD, #action, #comédie, #fantastique, #science fiction, #ghostbusters

Ghostbusters est disponible en 4K UltraHD, BRD et DVD depuis le 7 décembre chez SPHE.

Synopsis:
Ghostbusters fait son retour tant attendu avec une version unique et hilarante de la comédie surnaturelle réalisée par Paul Feig avec des comédiens phares du moment : Melissa McCarthy, Kristen Wiig, Kate McKinnon, Leslie Jones et Chris Hemsworth. Ensemble, ils tentent de sauver Manhattan d'une invasion soudaine de fantômes et d’esprits et du slime qui engloutit la ville.

Video: 2.35:1 16/9 BRD 1080p HD
Audio: DD5.1 (Anglais, Français) BRD DTSHD-5.1 (Anglais, Français)
Sous-titres: Français, Anglais
Bonus:
- Featurettes supernaturelles
- Bêtisiers fantomatiques
- Scène coupées extra-terrestres
- Commentaires
- Moments Moments
- Easter Egg: Rowan’s Manifesto

 

 

Image : **** Son : *** Bonus : **** Film : 0 BRD : **

 

Le BRD : Si techniquement, l'image est nickel de chez nickel (entirèrement shooté numériquement, ça devient difficile de louper les prises de vues et les transferts du coup ), elle est tellement lissée et propre qu'elle en perd toute identité. Le son est passable...oui, passable. Car malgé un 5.1 tout à fait convainquant, Sony avait du 7.1 sous le coude mais l'a gardé pour des ventes bien spécifiques aux USA. Niveau bonus , à boire et à manger mais impossible de dire que la quantité n'y est pas. La qualité par contre...les dizaines de scènes coupées et/ou alternative sont consternantes, tout comme le film d'ailleurs.


Le film : L'exercice du remake est risqué. Déja moralement puisque certains ont décidé unilatéralement que faire un remake était un manque de créativité flagrant. Il n'en est rien, le cinéma est un langage et comme tout langage il évolue. Offrir une relecture n'est donc pas idiot ( Spielberg lui-même a déja remaké un film, Hitchcock a même remaké un de ses propres films) , encore faut-il que cela soit bien fait. Bref, qu'il s'agisse d'un scénario original, d'une adaptation ou d'un remake ( qui, in fine, est en fait un film adapté d'un autre film, soyons méta ) , la question importante est et restera toujours : est-ce un bon film ? 
Fin du suspens, dans ce cas-ci, le film n'est pas bon. Il n'est même pas mauvais, c'est encore pire que cela. 
Dés l'annonce du projet, ce film se sera fait craché à la gueule : sexisme bas de plafond ( bouh ouh, c'est que des femmes comme héros...bin dans le premier c'était que des hommes et les femmes sont pas venues pleurer ), racisme primaire ...alors que les bonnes intentions étaient là (les actrices sont passés où sont encore des habituées du SNL, tout comme les larrons du film de 1984 : cohérence ! ). Alors, face à un tel déchaînement de haine alors que les bandes-annonces n'étaient même pas encore sorties, face à la bêtise crasse d'une frange du public , on en vient à regarder un film avec un regard bienveillant parce que sa simple existence emmerde grandement des petits réacs puants.
Hélas, hélas...ce film est une merde. 
Paul Feig, le réalisateur filme platement, sans génie ni même correctement ( les faux raccords sautent aux yeux, les scènes d'actions sont brouillonnes ). Le scénario n'a été qu'un prétexte à l'improvisation des actrices ( le nombre de scènes alternatives dans les bonus ne ment pas : on a laissé tourné la caméra en donnant des directives primaires en laissant le casting faire ce qui lui semblait drôle ). Aucune rigueur d'écriture car aucune écriture. Si BIll Murray se permettait de rajouter une ou deux blagues, il le faisait dans un cadre rigoureux. Ce cadre n'existe pas ici. 
Il est même parfois flagrant, dans le montage, que des actrices étaient filmée seule, à faire des conneries et qu'ensuite on a tenté de tourné des réactions à la scène tournée. Ce manque total d'écriture et de direction de comédien accouche alors d'une hérésie : le caméo appuyé de Bill Murray n'est même pas drôle. Ils ont réussi à rendre Bill Murray pas drôle voire même agaçant. Un exploit négatif qui devrait valoir à Paul Feig de se faire jeter des œufs dessus dans la rue. En roue libre totale, Kristen Wiig arrive encore à faire illusion par moments mais Melissa McCarthy est crispante au possible et Kate McKinnon arrive à être insupportable dans chacun des plans dans lesquels elle apparaît, du début à la fin. 
L'idéologie du film est , elle aussi, sujette à caution : là où le film d'origine montrait des cols bleus en marge sauver la ville, le film actuel glorifie la recherche de respectabilité et d'obtenir une réputation.
Désespérant sur tous les points, Ghostbusters 2016 fait honte à ses ambitions égalitaires et féministes. On est très loin de 2015 qui nous avait offert : Furiosa, Ilsa Faust et Rey. Louée soit la Force, on a quand même terminé l'année avec Jyn Erso. 


Test rédigé par Geoffrey.

Ghostbusters:  le test BRD.

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