BLURAYActu

Hail, Caesar! : le test BRD.

3 Juillet 2016 , Rédigé par TheGame Publié dans #A la une, #blu ray, #bluray disc, #brd, #dvd, #comédie, #Mystère, #ave césar, #hail caesar

Hail, Caesar! : le test BRD.

Ave César! (Hail, Caesar!) Le petit dernier des frères Coen sortira en BRD et DVD le 22 juin prochain chez Universal. Voici les détails ci-dessous.

Synopsis:
Eddie Mannix est fixer chez Capitole, un des plus célèbres studios de cinéma américain de l’époque. Il y est chargé de régler tous les problèmes inhérents à chacun de leurs films. Un travail qui ne connaît ni les horaires, ni la routine. En une seule journée, il va devoir gérer aussi bien les susceptibilités des différentes communautés religieuses, pour pouvoir valider leur adaptation de la Bible en Technicolor, que celles du très précieux réalisateur vedette Laurence Laurentz qui n’apprécie que modérément qu’on lui ait attribué le jeune espoir du western comme tête d’affiche de son prochain drame psychologique.

Il règle à la chaîne le pétrin dans lequel les artistes du studio ont l’art et la manière de se précipiter tous seuls. En plus de sortir une starlette des griffes de la police, ou de sauver la réputation et la carrière de DeeAnna Moran la reine du ballet nautique, Eddie Mannix va devoir élucider les agissements louches du virtuose de claquettes, Burt Gurney. Cerise sur le gâteau, il a maille à partir avec un obscur groupuscule d’activistes politiques qui, en plein tournage de la fameuse superproduction biblique AVE CÉSAR, lui réclame une rançon pour l’enl􀁱vement de la plus grosse star du studio, Baird Whitlok. Le tout en essayant de juguler les ardeurs journalistiques des deux jumelles et chroniqueuses ennemies, Thora et Thessaly Thacker. La journée promet d’ètre mouvementée !

Video: 1.85:1 16/9 BRD 1080p HD
Audio: DD5.1 (Anglais, Français) BRD DTSHD-MA5.1 (Anglais) DTS5.1 (Français)
Sous-titres: Français, Anglais
Bonus:
- Directing Hollywood
- The Stars Align
- An Era of Glamour
- Magic of a Bygone Era

Film : *** Image :**** Son :*** Bonus : * BRD : ***


Le BRD :

L’image du film est soignée, Roger Deakins à la photo oblige, et le transfert sur support disque est à tomber par terre. Les couleurs sont belles, les ambiances sont là pour flatter la rétine et les détails des gros plans sont à la limite de l’hallucinant. Le son retranscrit bien l’ambiance de ces années-là mais ne vous attendez pas à faire sauter vos baffles, ce n’est pas le dernier Michael Bay non plus ! Niveau bonus, quel dommage que les petits documents fournis ici ne soient pas plus fournis : tout cela ressemble à l’énumération d’un sommaire qui aurait gagné à être développé au-delà de certains incipit (quand on a la chance d’en avoir).


Le film :


Hail, Caesar! est définitivement un Coen mineur. De ceux qui ne marquent pas une filmographie. Et pourtant…et pourtant, quelle richesse. Mais une richesse érudite, ce qui en fait de facto un film que l’on ne peut pas recommandé pour tout le monde. Soyons hautains, mais le grand public passera à côté de 95% des références (culturelles, cinématographiques, etc…). C’est plus facile de se passionner pour Fast & Furious que pour les matières intellectuelles je suppose. (oui, c’était l’instant : je suis élitiste et je vous ennuie, je rentre à ma maison).
Pour pleinement apprécier le film, il convient d’en connaître le contexte ou plutôt les contextes ( l’après-guerre, le vieil Hollywood, le pourquoi de l’usage de la couleur ou du noir & blanc, etc…).


Car ces contextes vont donner toute la matière du film, une journée dans la vie d’Eddie Mannix, un « fixer » pour un gros studio, un homme habile apte à résoudre les problèmes les plus techniques jusqu’aux plus saugrenus. Et grâce à tous ses petits traquas de la journée ( qui s’annonce peut-être un brin plus folle que les autres), les Coen font la nique : au Capitalisme, au Communisme, au système des Studios, etc… Un véritable festival saupoudré d’acidité subtile.


Pour retranscrire l'époque, les Coen usent de clins d’œils savoureux aux genres qui cartonnaient à l'époque (comme les Westerns WTF ou les ballets aquatiques, si si ou encore les comédies musicales désuètes) et aux techniques d'effets spéciaux employés pour créer les images de ce long-métrage.


Les Coen convoquent pour l'occasion un casting 7 étoiles qui ne sert quasiment que la catégorie des seconds rôles, puisque le héros c'est Josh Brolin. Clooney est peut-être un peu plus présent que les autres mais ça reste anecdotique. Les membres de la guilde des acteurs s'en donnent visiblement à cœur joie dans le délire communicatif autour d'un homme qui n'est franchement pas aidé , sauf par sa secrétaire et le soutien de son épouse.

Hollywood se moque donc d'Hollywood sous le couvert d'une satire se passant dans le passé : il n'y a qu'en utilisant les métaphores et les références que ce genre de projets arrive à être greenlighter (comme on dit chez nos amis américains ) car les comptables des majors n'ont visiblement aucune capacité à se rendre compte de ce qu'ils se prennent dans la tronche dès lors qu'on ne le nomme pas de manière directe et frontale. Le film, rien que pour ça, est salutaire.

Bref, le dernier né des frangins Coen n'est pas fait pour être capté de tout le monde mais ceux qui y arriveront auront mal aux zygomatiques. Et c'est une belle douleur !


Test rédigé par Geoffrey.

Hail, Caesar! : le test BRD.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article