BLURAYActu

Mission Impossible: Rogue Nation: le test BRD.

9 Décembre 2015 , Rédigé par TheGame Publié dans #A la une, #blu ray, #bluray disc, #brd, #dvd, #action, #aventure, #thriller, #mission impossible rogue nation

Mission Impossible: Rogue Nation: le test BRD.

Mission Impossible: Rogue Nation sortira en BRD et DVD le 16 décembre prochain chez Paramount. Voici les détails ainsi que le visuel.

Synopsis:
Lorsque son organisation d’élite est dissoute par la CIA, l’agent Ethan Hunt (Cruise) et son équipe (Renner, Pegg, Rhames) doivent lutter contre la montre pour éviter la montée d’une nouvelle menace mondiale : le Syndicat, un réseau dangereux d’agents dissidents. Pour mettre des bâtons dans les roues de ces traîtres, Ethan doit faire alliance avec une agent insaisissable et révoquée (Ferguson). Pendant sa mission la plus impossible de sa vie, une question continue à le tourmenter : est-elle une alliée ou non ?

Video: 2:35:1 16/9 BRD 1080p HD
Audio: DD5.1 (Anglais, Français) BRD Dolby Atmos (Anglais) DD5.1 (Français)
Sous-titres: Français, Anglais
Bonus:
- Commentaires du film avec Tom Cruise et le scénariste/réalisateur Christopher McQuarrie
- Cruise Control
- Lighting the Fuse
- Cruise Control
- Heroes
- Cruising Altitude
- Mission: Immersible
- Sand Theft Auto
- The Missions Continue


Le film : **** Le son : **** L'image : *** Les bonus : *** Le BRD : ***

Le BRD : L'image de Rogue Nation est absolument sublime, néanmoins un peu de grain vient se faufiler dans quelques arrières plans et autres scènes plus sombres. Dommageable sans être d'une gravité alarmante. Les bandes-sonores sont mixées avec talents, permettant aux oreilles du spectateur de profiter des dialogues, des bruitages et de la musique sans que l'un ne parasite les autres. L'utilisation de l'opéra Turandot et même de la reprise d'un morceau pour servir de thème à un personnage est d'ailleurs un élément sonore très intéressant et brillamment rendu ici. Les bonus, durant moins d'une heure peuvent paraître chiche. Mais c'est en réalité le reflet d'un film filmé (oula, film filmé...faut que j'arrête d'écrire en étant fatigué) façon old school et qui n'a utilisé la synthèse que pour la mélanger à des prises de vues réelles. Bref, pas la peine de faire durer pour faire durer. Alors par rapport à ceux du dernier Mad Max, ça peut paraître peu, mais ils sont honnêtes et renseignent bien sur les différents processus qui furent nécessaires à la réalisation de ce long-métrage. Néanmoins, un commentaire audio du réalisateur et du producteur est disponible et couvre donc plus de terrain.

Le film :

L'été aura été morne de chez morne : le printemps aura fait rêver avec Tomorrowland et Mad Max Fury Road, laissant présager que la saison suivante placerait la barre plus haut.
Que nenni, nous avons enchaîné merde sur merde. Mais il y a une chose à savoir sur les champs de merde : c'est fertilisant.
Et une fleur peut donc en surgir.
Cette fleur, c'est Mission : Impossible – Rogue Nation.



C'est connu depuis plus de 20 ans : Tom Cruise produit les films dans lesquels il joue ( à de rares exceptions près) : cela lui permet de choisir ses projets et de travailler avec qui il veut.
Mine de rien, cette méthode offre une grande variété de films, même au sein de la franchise d'espionnage qu'il s'est payée il y a des années : chaque épisode repose sur un réalisateur différent, réalisateur dont l'approche est systématiquement différente.
Pas un seul film Mission-Impossible ne ressemble au précédent, aucune suite n'est un remake déguisé de l'autre. Pourquoi ? Parce que Cruise laisse le réalisateur imprimé sa patte : il les engage pour ça !
Idem avec le casting qu'il veut intéressant (au risque qu'il lui vole la vedette d'ailleurs : Tom Cruise , contrairement à de sales rumeurs, n'a pas peur d'égratigner son image à l'écran et de se confronter à des acteurs de talents ou des acteurs ayant plusieurs centimètres en plus que lui ).

Depuis M:I-3, les films sont co-produits par J.J Abrams ( qui réalisa le troisième d'ailleurs), le créateur de la série d'espionnage Alias. Et c'est un véritable renouveau qui s'est opéré dans la saga. Là ou le premier et le second opus était relativement déconnecté l'un de l'autre, les trois suivants (bien que foncièrement différents les uns des autres) offrent des rappels qu'ils sont connectés, que l'on est bien dans le même univers, que les actions précédentes ont des conséquences dans les films suivants. Cela donne un background aux personnages.


Après Bard Bird, c'est cette fois au tour de Christopher McQuarrie de s'atteler à la réalisation des nouvelles aventures de Ethan Hunt. McQuarrie n'est pas un nouveau venu à Hollywood mais en 15 ans, il s'agit seulement de son troisième film. En effet, Christopher McQuarrie est avant tout scénariste (et un ancien détective privé ) : il a signé Usual Suspects pour Bryan Singer ( ainsi que les premiers traitements du film X-Men mais le film aurait été trop cher pour les pingres de la FOX ) ainsi que le Walkyrie du même réalisateur. C'est sur ce film que lui et Cruise deviennent amis. Dés lors, il va collaborer avec la star en réalisant Jack Reacher, réparant le script de Ghost Protocol en sous-main, réparant celui de Edge of Tomorrow de manière tout à fait officielle et enfin écrire et réaliser Rogue Nation.

Venu du film noir et du thriller, McQuarrie va donner un ton tout à fait particulier à son Mission: Impossible. Celui d'un film à suspense gratiné de scènes d'action. Presque un film noir dans le monde de l'espionnage. Et justement, que raconte donc ce film ?


Ethan Hunt est sur la trace d'un mystérieux groupe terroriste connu sous le nom de Syndicat. Alors que lui et son équipe viennent de mettre à mal une opération de transport d'armes menée par le Syndicat, le directeur de la CIA tente de faire dissoudre l'IMF car leurs méthodes provoquent la destruction et le chaos. L'absence de preuve tangible sur l'existence du Syndicat pousse les autorités à croire qu'il s'agit d'une invention de Hunt pour légitimer l'existence de l'IMF. Au moment où le couperet tombe, que l'IMF est dissout et que ses restes sont emmagasinés par la CIA, Hunt tombe dans un piège tendu par le Syndicat. Il s'échappe grâce à l'aide d'Ilsa Faust, une agente double infiltrée mais, lâché par son pays et considéré comme un fugitif dangereux, Hunt continue sa mission, seul.
Six mois plus tard, Hunt refait surface et lance l'offensive. Il aura besoin de ses anciens collègues pour réussir.

Prévu pour sortir en décembre, Rogue-Nation a vu sa sortie avancée à l'été pour ne pas se faire démolir le mastodonte Star Wars VII. Tant mieux, ça aura sauvé l'été 2015 de la morosité cinématographique. Car McQuarrie nous offre un spectacle aussi cérébral que fun (bien que moins fou que l'opus précédent).

L'écriture du scénario est un sans faute dans l'intrigue : retorse, complexe, plein de personnages loin d'être purement manichéens et de situations bigger than life ou tout simplement dégueulasse de la part des supérieurs des agences de renseignements pour qui un agent est sacrifiable, seul le résultat de la mission (ou de ses magouilles) compte. Ainsi, les nouveaux venus comme Williams Brandt (apparu dans le 4 ) ou Benji Dunn (présent depuis le 3), prennent encore plus d'ampleur. Surtout Benji, incarné par Simon Pegg qui devient une sorte de nouveau repère capillaire dans la saga ( les épisodes impairs sont marqués par Cruise ayant les cheveux courts et Pegg avec de la barbe, c'est presque devenu une blague interne à la série ! ).
Le vilain de l'histoire, Solomon Cane, bien que totalement sociopathe, évite , et de loin, le cliché du mégalomane qui se réveille un matin en se disant qu'il veut être un super-méchant : sa démarche est réfléchie, se base sur une certaine logique en forme de critique et de constat assez gênant sur les actions secrète des pays occidentaux.


Et entre Hunt et Cane, il y a Ilsa Faust, interprétée par Rebecca Fergusson. Relativement inconnue, on a pu la découvrir dans le navet Hercules de Brett Ratner : elle était le seul élément du film à ne pas prendre l'eau du tout, oasis de fraîcheur dans un désert aride ou l'absence de talent régnait en maître. Cette beauté atypique ( par rapport aux canons hollywoodiens qui aiment les beautés lisses sans vrai caractère dans le visage ) dont les imperfections font la perfection, incarne le pendant féminin de Hunt : une agente capable, qui ne s'en laisse pas compter et qui ne sera pas le love interest de Cruise (rappelons que Hunt est encore un homme marié même si voir sa femme lui est interdit par les circonstances).
Croisement parfait entre le charme et la grâce de Catwoman et l'élégance mortelle et badass de la Veuve Noire, Fergusson traverse le film comme une femme follement fatale : elle a d'ailleurs tenu à réaliser la plupart de ses cascades, à l'instar de Tom Cruise.
Filmée amoureusement par la caméra, elle apparaît souvent dans des tenues certes sexy mais jamais vulgairement : que cela soit dans une robe de soirée ou une combinaison de cuir, la mise en scène suggère la beauté sans la dévoiler : en lieu et place d'un étalage à la Michael Bay ( devenu presque coutumier partout ailleurs), McQuarrie fait le pari d'une charge érotique éthérée, à l'instar des films noirs des années 50.
Et comme toutes femmes fatales, son personnage est difficile à cerner : si Hunt n'est clairement pas à la recherche d'une aventure féminine, il est ardu de dire si Faust (et ce nom n'a sans doute pas été choisi au hasard) a du respect pour l'agent ou bien s'en amourache.


Ce classicisme se retrouve dans la réalisation : si aucun mouvement de caméra ne vient révolutionner le genre ou ne marquera les esprits, l'efficacité de la réalisation, le montage et le rythme en font un opus tout ce qu'il y a d'agréable à l'œil ! Combiné à un scénario habille, les yeux sont au diapason du cerveau.

Le succès au box-office appellera un sixième épisode d'ores et déja confié au même réalisateur.



test rédigé par Geoffrey.

Mission Impossible: Rogue Nation: le test BRD.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article